Passée quasiment inaperçue, la chronique de Patrice Bertin sur France Info le 12 septembre dernier aurait pu néanmoins faire réagir ses homologues des médias. En quelques phrases ciselées, le chroniqueur radio appuie là où ça fait mal. L’incompréhensible curée des médias à l’encontre des laboratoires Servier en dépit de toute règle de déontologie journalistique : croisement de l’information et vérification des sources absentes… Ou encore le besoin cruel (au propre comme au figuré) de se trouver des boucs émissaires, aujourd’hui les laboratoires Servier, hier les accusés d’Outreau, demain, chacun d’entre nous peut-être dans une logique continue de recherche de spectaculaire. Plus simple que de se poser les bonnes questions, plus simple que d’écrire avec certitude qu’au conditionnel, l’ensemble des médias s’est rué contre les laboratoires Servier sans avoir le moindre commencement de début d’une preuve. Ainsi cette rengaine dans les grands quotidiens ou dans les journaux d’actualité qui ressassent que le Médiator aurait fait entre 500 et 2000 morts sans qu’aucune preuve formelle ne vienne étayer cette hypothèse. Alors que ces mêmes médias réclament à corps et à cri la justice pour eux-mêmes, qu’ils ne cessent de se réfugier dans la liberté d’expression, comment expliquer un tel aveuglement et une telle absence d’objectivité ?








