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Ces derniers jours ont été marqués par des crises chargées de fortes émotions pour les entreprises : deux suicides, l'un chez France Telecom, l'autre chez Biogaran et un accident à Eurodisney. Trois drames qui touchent le monde de l'entreprise et qui, dans chacun des cas, est montré du doigt. Il semble pour le moins hâtif de rejeter systématiquement la faute sur l'entreprise : mauvaises conditions de travail, défauts de sécurité, harcèlements, etc, les griefs ne manquent pas contre le management des sociétés au centre de ces drames, qui, médiatiquement, deviennent rapidement des polémiques. Il suffit d'écouter les parties prenantes (salariés, syndicats, élus, autorités politiques, commentateurs toujours avisés) pour voir gonfler peu à peu un discours accusateur et, par effet d'amalgame, condamner d'emblée toutes ces entreprises. Certes la judiciarisation et la réglementarisation qui encadrent durement les entreprises, pèsent sur toute forme de management. La multiplication des normes (sociales, productives, humaines, financières etc.) renforce le sentiment d'impuissance des entreprises face à une sorte de tribunal permanent qui voudrait distiller dans les esprits que toutes les sociétés commerciales et autres sont des instruments de profits au bénéfice de quelques uns. C'est, sans aucun doute, avoir une vision raccourcie et naïve du fonctionnement des organisations. La conscience collective aime se trouver des boucs émissaires et, dans le contexte socio-économique délétère et pré-électoral, il convient plus que jamais aujourd'hui pour le management de développer un discours, en interne comme en externe, fondé sur des valeurs d'entreprise pérennes et véridiques. Plus que jamais en période de crise, l'entreprise doit occuper le terrain des médias en affirmant ses compétences et ses savoir-faire. L'entreprise ? Non-coupable !








