Sunday, 22 January 2012 16:49
There are no translations available. L'annonce de la fermeture de l'usine Lejaby d'Yssingeaux a été largement commentée dans l'ensemble des médias. D'un côté des ouvrières désespérées, de l'autre le discours froid et rationnel du repreneur Alain Prost. L'argument avancé : les couts de production trop élevés en France par rapport au Maghreb (entre 5 et 7 euros de plus). Si l'argument économique est béton, les femmes en larmes nous touchent. Et nous aurions tort. Car en situation de crise, l'impact émotionnel submerge toutes nos capacités de raisonnement. Et c'est bien entendu sur ce facteur que les médias se focalisent. S'émouvoir des salariés est plus "rentable", plus spectaculaire, que d'écouter les arguties économiques, pourtant implacables, d'un chef d'entreprise. Agiter le chiffon rouge du pathos, c'est perdre notre capacité de discernement. Certes c'est cruel. Mais terriblement exact. Dans les cellules de crise, les deux aspects gestion et communication doivent prendre en compte cette subite montée d'émotion, de sentiments et s'en méfier. Elle répond au court terme. A l'instinct. A l'expression des besoins primaires, légitimes mais idéalisés. Alors que c'est dans la projection à moyen et long terme que l'organisation doit pouvoir se projeter parce qu'il en va de sa survie.
http://www.bfmtv.com/fermeture-d-une-usine-lejaby-255-salaries-actu22102.html
Sunday, 25 December 2011 09:25
There are no translations available.
A lire avec intérêt le témoignage d'un élu qui a suivi un exercice de crise chez Areva (http://www.rue89.com/rue89-planete/2011/12/19/jai-assiste-une-simulation-daccident-nucleaire-qui-ma-inquietee-227608).
Un regard extérieur pertinent sur la complexité de coordonner à la fois la gestion de la crise et la communication autour de la crise. C'est sans doute là l'une des difficultés de l'exercice puisque les TEMPS de la gestion et de la communication sont DIFFERENTS.
D'un côté la pression des médias et des parties prenantes qui veulent savoir. De l'autre, les gestionnaires de la crise qui doivent :
- obtenir rapidement des informations de terrain afin d'évaluer la situation ;
- informer en interne en temps réel afin d'éviter les "évasions" d'information et la multiplication des rumeurs
Seule la répétition d’exercice de ce style peut permettre de développer des habiletés de gestion et de communication de crise. Trop souvent, les managers estiment que la seule gestion permettra de résoudre la crise. C’est en partie vrai et c’est souvent faux. Si les temps de la gestion et de la communication sont différents, les NIVEAUX d’INFORMATION sont également distincts. Autant, en termes de gestion, la « technique » prédomine, autant dans la communication, la « vulgarisation » est essentielle dans la propagation de l’information.
C'est ce qu'attend d'ailleurs cette élue confrontée à la dualité gestion/communication de crise.
Sunday, 13 November 2011 09:50
There are no translations available. La tormenta financiera que atraviesa las naciones europeas obliga a constatar a todos aquellos que pretenden entender el mundo: individuos, empresas, estados, comunidades, colectivos regionales, todos, que somos esclavos de nuestras deudas.
El verdadero poder ya no se halla entre las manos de los hombres políticos, ni en las de los capitanes de industrias, y aún menos entre las de los asalariados. Todos, sin excepción dependemos de los bancos que nos tienen a su merced y atragantados al prestar sumas monstruosas a los estados a los organismos financieros volviendo dependientes la totalidad de las estructuras económicas del país. A una familia, se le informa « relativamente » cuando solicita un préstamo (a pesar de que cuando vemos la tasa de sobreendeudamiento…) y en teoría, no puede gastar más de lo que posee, los estados en cambio se lanzaron en gastos desenfrenados sin que nadie (¿) les advirtiera sobre el riesgo de quiebra a más o menos largo plazo. Así, tres años atrás, el estado francés autorizó que ciertas entidades financieras sacaran a flote sus finanzas (BNP, Société Générale…) para… ¿exactamente para qué? ¿Sólo para redimir une moralidad? ¿Para poder obtener un consentimiento ulterior para otros préstamos a un 7%? ¿Para ahondar aún más el abismo?
Si examinamos con atención las medidas adoptadas por diferentes gobiernos europeos con objeto de reducir sus respectivas deudas, la observación es reveladora: el miedo dirige las decisiones, el riesgo devora la voluntad. De la misma manera que en gestión de crisis riesgo y oportunidad se conjugan. Cuando se presenta al alcance de la mano una verdadera posibilidad de generar crecimiento disminuyendo por ejemplo el impuesto sobre las sociedades o sea las fuerzas efectivas de nuestra economía, será una vez más a los ciudadanos europeos a quienes se aumentarán los tributos. Cuando habría que liberalizar el empleo, surgen nuevas amenazas relativas a la jornada laboral de los asalariados….
En resumidas cuentas cabe constatar la falta de imaginación y ¿quién se atreverá a yugular la crisis, a anunciar un alza general de salarios? ¿Quién se atreverá a congelar la subida sistemática de los alquileres?
Como en las empresas que se enfrentan a una crisis, el automatismo de los estados es la crispación. Asimismo, la agenda política de los países europeos, la voluntad de poder, perjudican considerablemente la serenidad. Todos, deberíamos volcarnos, hacia nuestros gobernantes .para que nos ayudaran a recobrar esperanza y tenacidad. Sin embargo, nos encontramos en presencia de tomas de decisión que constituyen más bien frenos y políticas blandas y orientadas hacaia la misma dirección. El movimiento de los indignados, y sin que nos quepa duda alguna, continuará extendiéndose. Querer romper las cadenas es sano .
Saturday, 12 November 2011 09:16
There are no translations available.
Dans la tourmente financière qui se lève sur les nations européennes, un constat s’impose à tout ceux qui essaient de comprendre notre monde : individus, entreprises, états, communautés, collectivités, tous, nous sommes esclaves de nos dettes. Le véritable pouvoir n’est plus entre les mains des hommes politiques, ni dans celles des capitaines d’industries, encore moins entre celles des salariés. Nous dépendons tous, sans exception, des banques qui nous ont pris à la gorge. En ayant prêté des sommes délirantes aux états, les organismes financiers ont rendu dépendant l’ensemble des structures économiques des pays. Alors qu’un ménage est « relativement » informé lorsqu’il contracte un crédit (quoique, quand nous voyons le taux de sur-endettement…) et qu’il ne peut en théorie dépenser plus qu’il ne détient, les états se sont engouffrés dans une débauche de dépenses sans que personne ( ?) d’ailleurs ne les alerte sur le risque de faillite à plus ou moins long terme. Il y a trois ans par exemple, l’état français a permis à des structures financières de se renflouer (BNP, Société Générale…) pour… pour quoi au juste ? Pour juste se racheter une moralité ? Pour obtenir un accord ultérieur pour de nouveaux prêts à 7% ? Pour creuser encore davantage le fossé ?
En écoutant attentivement les mesures prises par les différents gouvernements européens pour réduire leurs dettes, le constat est édifiant : la peur dirige les décisions, le risque dévore les volontés. Comme dans la gestion des crises, risque et opportunité se conjuguent. Alors qu’il y a, à portée de mains, une réelle possibilité de générer de la croissance en diminuant par exemple l’impôt sur les sociétés, c'est-à-dire les forces réelles de nos économies, ce sont une fois encore les citoyens européens qui vont voir leurs impôts augmenter. Alors qu’il faudrait libérer le travail, de nouvelles contraintes menacent sur le temps d’activité des salariés… En somme, le défaut d’imagination est constant : qui osera, pour juguler la crise, annoncer une hausse générale des salaires ? Qui osera geler l’augmentation systématique des loyers ?
Comme dans les entreprises rencontrant des crises, l’automatisme des états est à la crispation. De plus, les échéances politiques ici et là, la volonté de pouvoir, nuisent considérablement à la sérénité. Nous devrions tous nous retourner vers nos gouvernants pour y rencontrer de l'espoir et de la pugnacité, un sens de l'action politique, des projets d'évolution et de croissance. Or nous assistons à des prises de décisions qui sont autant de freins, des politiques molles et à sens unique. Le mouvement des indignés, n’en doutons pas, ne fera que s’étendre. Parce qu’il est salutaire de vouloir briser les chaines.
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